Cet article examine pourquoi des expressions telles que « Afrique subsaharienne », « Afrique francophone », « Afrique anglophone » et « Afrique arabe » peuvent fausser la compréhension du continent. Il explique dans quelles circonstances ces termes deviennent trompeurs, pourquoi le contexte est essentiel et comment les auteurs, enseignants, chercheurs, journalistes et organisations internationales peuvent décrire les régions africaines avec davantage de précision.
L’Afrique est un seul continent d’une extraordinaire diversité géographique, culturelle, linguistique et politique. Elle compte environ 1,5 milliard d’habitants, 54 États souverains largement reconnus et 55 États membres de l’Union africaine. Ses populations parlent plus de 2 000 langues et possèdent de nombreuses identités locales et transfrontalières qui ne peuvent être réduites à une ancienne langue coloniale ou à une catégorie raciale.
Pourtant, l’Afrique continue d’être régulièrement divisée selon des catégories héritées de l’administration coloniale, des langues européennes et de conceptions extérieures de la race. Ces classifications sont parfois utilisées pour des raisons pratiques, mais elles deviennent nuisibles lorsqu’elles sont présentées comme des descriptions naturelles, permanentes ou suffisantes des sociétés africaines.
La solution ne consiste pas à interdire toute expression régionale. Il faut plutôt poser une question plus exigeante : le terme clarifie-t-il le sujet ou remplace-t-il la complexité de l’Afrique par un raccourci hérité du passé ?
Pourquoi le langage utilisé pour décrire l’Afrique est important
Les appellations géographiques façonnent la compréhension du public. Elles influencent les pays qui sont comparés, l’organisation de la recherche, l’orientation du financement du développement et la manière dont les publics imaginent les relations entre les peuples africains.
Une appellation générale peut donner l’impression que des pays très différents sont interchangeables. Par exemple, regrouper le Sénégal, l’Éthiopie, la République démocratique du Congo, le Kenya et l’Afrique du Sud sous l’expression « Afrique subsaharienne » peut parfois servir une vaste analyse statistique. Cette expression n’explique toutefois pas, à elle seule, leurs histoires, économies, langues, environnements ou institutions politiques différents.
Le même problème apparaît lorsque « Afrique francophone » ou « Afrique anglophone » est traité comme une identité plutôt que comme une description limitée de l’usage linguistique ou de l’histoire institutionnelle. Le français et l’anglais sont devenus des langues officielles dominantes dans de nombreux pays à la suite de la colonisation. Ils demeurent d’importantes langues de travail, mais ils ne définissent pas l’ensemble des identités des sociétés qui les utilisent.
Le langage n’est donc pas neutre. Comme l’explique Zeleza (2006), la production des identités et des langues africaines a été façonnée par des processus intellectuels et politiques, notamment par les classifications au moyen desquelles l’Afrique a été étudiée. Nommer peut révéler la réalité, mais peut également l’organiser selon les priorités de ceux qui attribuent les noms.
« Afrique subsaharienne » est-elle une étiquette coloniale ?
L’expression « Afrique subsaharienne » est largement utilisée par les organisations internationales, les établissements universitaires, les gouvernements et les médias pour désigner, de manière générale, les pays africains situés au sud du Sahara. Elle est intégrée à de nombreux ensembles de données démographiques, économiques et sanitaires. La supprimer de toutes les données historiques ne serait donc ni simple ni nécessairement utile.
Cette expression présente néanmoins d’importantes limites.
Premièrement, le Sahara n’est pas une frontière civilisationnelle absolue. Pendant des siècles, le commerce, les études, les migrations, les religions et les réseaux familiaux ont relié les communautés de part et d’autre du désert. Présenter l’Afrique du Nord et le reste de l’Afrique comme deux mondes séparés peut dissimuler ces relations anciennes.
Deuxièmement, cette classification est souvent appliquée de manière incohérente. Le Soudan, la Mauritanie et les pays du Sahel peuvent être classés différemment selon l’organisation ou la question de recherche. Un terme qui semble géographiquement précis peut donc renfermer d’importantes suppositions politiques et culturelles.
Troisièmement, des critiques estiment que cette expression peut servir de remplacement atténué à d’anciennes formulations racialisées qui séparaient une Afrique du Nord supposément arabe ou blanche d’une Afrique supposément noire. Des universitaires africains se demandent donc si cette catégorie éclaire réellement le continent ou reproduit une géographie raciale imposée de l’extérieur (Ekwe-Ekwe, 2020 ; CODESRIA, 2022).
Cela ne signifie pas que toute personne utilisant l’expression « Afrique subsaharienne » cherche à diviser ou à dévaloriser le continent. Cela signifie que les auteurs responsables ne devraient pas l’employer automatiquement. Ils devraient, chaque fois que cela est possible, préciser les pays, communautés, écosystèmes ou institutions concernés.
Pourquoi « Afrique francophone » et « Afrique anglophone » sont des expressions incomplètes
Les expressions « Afrique francophone » et « Afrique anglophone » décrivent en partie des pays au moyen des langues d’anciens empires européens. Elles peuvent parfois être pertinentes pour analyser les systèmes juridiques, les politiques éducatives, les réseaux diplomatiques ou certaines traditions administratives communes. Le problème commence lorsqu’elles sont utilisées comme des identités culturelles ou politiques complètes.
De nombreux pays qualifiés de francophones comptent des dizaines, voire des centaines de langues africaines. Le français peut être une langue officielle sans être la première langue parlée dans la majorité des foyers. Il en va de même pour l’anglais dans de nombreux pays qualifiés d’anglophones.
Ces catégories dissimulent également les réalités multilingues. Le Cameroun, par exemple, possède le français et l’anglais comme langues officielles, aux côtés de nombreuses langues africaines. Le Rwanda utilise le kinyarwanda, l’anglais, le français et le kiswahili dans différents contextes. Maurice ne peut pas être comprise correctement à travers une simple division entre anglophones et francophones.
Ces expressions peuvent aussi maintenir l’ancienne puissance coloniale comme principal point de référence. Au lieu de partir des langues africaines, des institutions régionales et des réalités nationales, elles organisent les pays africains selon qu’ils ont autrefois été gouvernés par la Grande-Bretagne ou la France.
Lorsque le lien avec une langue coloniale est directement pertinent, il convient de le formuler avec précision. Un auteur pourrait parler de « pays utilisant le français dans certaines procédures judiciaires » ou de « systèmes d’enseignement supérieur en anglais dans les pays étudiés ». Cette formulation est plus informative que de présenter des millions de personnes comme les membres d’un seul bloc linguistique hérité du passé.
« Afrique arabe » est-elle une expression exacte ?
L’expression « Afrique arabe » exige une attention particulière, car l’identité arabe n’est pas simplement une étiquette extérieure. De nombreux Africains s’identifient réellement comme Arabes, Africains ou les deux. L’arabe est une langue africaine au sens le plus direct : il est parlé sur le continent depuis des siècles et utilisé par des communautés africaines.
Le problème n’est pas l’existence d’identités arabes en Afrique. Il réside dans l’utilisation de l’expression « Afrique arabe » comme si elle désignait un continent entièrement séparé ou comme si elle effaçait les identités amazighes, nubiennes, beja, afro-arabes et d’autres identités présentes en Afrique du Nord et du Nord-Est.
Une meilleure approche consiste à nommer la zone géographique, la population ou l’institution concernée. Selon le sujet, « Afrique du Nord », « Maghreb », « vallée du Nil », « communautés arabophones » ou la liste des pays étudiés peuvent être plus précis.
La décolonisation de la terminologie ne doit pas devenir une nouvelle manière de dicter aux Africains les identités qu’ils sont autorisés à revendiquer. L’objectif est de résister aux simplifications imposées tout en respectant l’auto-identification.
De meilleures façons de décrire l’Afrique
Aucune classification unique ne convient à tous les sujets. Le terme le plus exact dépend de la question posée.
| Si le sujet concerne… | Préférer… | Pourquoi cette formulation est plus claire |
|---|---|---|
| La localisation | Afrique du Nord, de l’Ouest, centrale, de l’Est ou australe | Utilise une orientation géographique reconnaissable |
| Une étude précise | Les pays couverts par les données | Évite une généralisation continentale non étayée |
| Le commerce et l’intégration | L’organisation régionale africaine concernée | Relie l’analyse à une institution réelle |
| Le climat ou l’écologie | Le Sahel, le bassin du Congo, le bassin du Nil, les Grands Lacs ou une autre zone définie | Reflète les réalités physiques et environnementales |
| La langue | La langue précise et le contexte examinés | Évite de transformer l’usage d’une langue coloniale en identité |
| La culture ou l’identité | Le nom et l’auto-description utilisés par la communauté | Respecte les personnes concernées |
| Les statistiques | La classification utilisée par l’ensemble de données, avec la liste de ses membres | Rend la méthodologie transparente |
La précision exige parfois davantage de mots. Ce n’est pas une faiblesse. Nommer les pays concernés ou expliquer la classification aide les lecteurs à comprendre ce que les données couvrent réellement.
Les cinq régions de l’Union africaine
Pour la représentation politique continentale, la répartition des 55 États membres de l’Union africaine en cinq régions géographiques constitue un cadre utile. L’Organisation de l’unité africaine a défini cette structure en 1976, et celle-ci demeure une classification institutionnelle officielle (Union africaine, 2026a).
| Région de l’Union africaine | États membres |
|---|---|
| Afrique du Nord | Algérie, Égypte, Libye, Mauritanie, Maroc, République arabe sahraouie démocratique et Tunisie |
| Afrique de l’Ouest | Bénin, Burkina Faso, Cap-Vert, Côte d’Ivoire, Gambie, Ghana, Guinée, Guinée-Bissau, Libéria, Mali, Niger, Nigéria, Sénégal, Sierra Leone et Togo |
| Afrique centrale | Burundi, Cameroun, République centrafricaine, Tchad, République du Congo, République démocratique du Congo, Guinée équatoriale, Gabon et Sao Tomé-et-Principe |
| Afrique de l’Est | Comores, Djibouti, Érythrée, Éthiopie, Kenya, Madagascar, Maurice, Rwanda, Seychelles, Somalie, Soudan du Sud, Soudan, Tanzanie et Ouganda |
| Afrique australe | Angola, Botswana, Eswatini, Lesotho, Malawi, Mozambique, Namibie, Afrique du Sud, Zambie et Zimbabwe |
Ce cadre est utile lorsqu’il est question de la représentation au sein de l’Union africaine ou de la gouvernance continentale. Il ne doit pas être présenté comme la seule description possible de la géographie physique ou culturelle. Des pays tels que le Burundi, le Rwanda, la Mauritanie, l’Angola et le Soudan peuvent figurer dans des regroupements régionaux différents lorsque les organisations appliquent d’autres critères.
Les Communautés économiques régionales africaines
L’Union africaine reconnaît huit Communautés économiques régionales comme des piliers importants de l’intégration continentale :
- Union du Maghreb arabe (UMA)
- Communauté des États sahélo-sahariens (CEN-SAD)
- Marché commun de l’Afrique orientale et australe (COMESA)
- Communauté d’Afrique de l’Est (CAE)
- Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC)
- Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO)
- Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD)
- Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC)
Ces organisations sont plus utiles que les étiquettes fondées sur les langues coloniales lorsque le sujet concerne le commerce, les infrastructures régionales, la paix et la sécurité, les migrations ou l’intégration économique. Leurs compositions se chevauchent toutefois et peuvent évoluer.
Par exemple, le Burkina Faso, le Mali et le Niger ont officiellement quitté la CEDEAO le 29 janvier 2025, ramenant l’organisation à 12 États membres (CEDEAO, 2025). En 2026, l’IGAD indiquait compter sept membres. Tout article présentant la composition actuelle de ces organisations doit donc préciser la date et s’appuyer sur leurs informations les plus récentes.
Le chevauchement des adhésions ne signifie pas que la géographie africaine est confuse. Il reflète des histoires, des objectifs politiques, des relations commerciales et des besoins sécuritaires différents. Un pays peut participer à une communauté pour l’intégration des marchés et à une autre pour la coopération géographique ou stratégique.
Quand une appellation régionale générale peut rester nécessaire
Éliminer les catégories employées sans réflexion ne signifie pas abandonner la recherche comparative. Des classifications générales peuvent être nécessaires lorsqu’il faut :
- analyser un ensemble de données existant dont les groupes régionaux ne peuvent pas être reconstruits ;
- comparer des tendances à long terme entre des publications utilisant la même définition ;
- présenter fidèlement les conclusions d’une institution ;
- examiner l’histoire et les conséquences de la classification elle-même.
Dans ces situations, la transparence est essentielle. L’auteur doit nommer la source, expliquer la définition et préciser les pays inclus. Une courte note méthodologique peut empêcher les lecteurs de confondre une catégorie statistique pratique avec une identité africaine permanente.
Les guillemets peuvent aussi être utiles lorsqu’un auteur examine une appellation contestée au lieu de l’adopter sans recul. Surtout, il ne faut pas passer de données régionales à des affirmations concernant « les Africains » comme si 1,5 milliard de personnes partageaient une seule expérience.
Comment décrire les régions africaines avec plus de précision
Avant d’utiliser une appellation régionale générale, les auteurs, journalistes, chercheurs et enseignants devraient poser les questions suivantes :
- Objectif : une catégorie régionale est-elle réellement nécessaire pour traiter le sujet ?
- Précision : serait-il préférable de nommer les pays, communautés ou institutions concernés ?
- Origine : qui a créé cette classification et dans quel but ?
- Cohérence : le terme désigne-t-il les mêmes pays dans l’ensemble de la publication ?
- Identité : respecte-t-il la manière dont les populations concernées se définissent ?
- Données : les éléments disponibles justifient-ils la généralisation géographique ?
- Actualité : la classification ou la composition de l’institution est-elle toujours à jour ?
L’application de ces questions ne permet pas seulement d’éliminer une terminologie dépassée. Elle produit des recherches plus claires, un journalisme plus responsable et des explications plus fiables sur l’Afrique.
Les possibilités créées par un langage plus précis
Dépasser les appellations héritées ouvre la voie à une connaissance plus riche de l’Afrique. Les chercheurs peuvent comparer des pays parce qu’ils partagent un bassin fluvial, un corridor commercial, une écologie sanitaire, une famille linguistique ou une institution économique, plutôt que simplement parce que des puissances européennes les ont autrefois regroupés.
Les enseignants peuvent présenter le Sahara comme une région de connexion autant que de distance. Les journalistes peuvent décrire des sociétés multilingues sans les réduire au français ou à l’anglais. Les investisseurs peuvent distinguer les marchés nationaux des communautés économiques régionales. Les organisations de développement peuvent concevoir leurs programmes à partir des réalités locales plutôt que de stéréotypes continentaux.
Une terminologie plus précise renforce également la responsabilité. Lorsqu’une organisation nomme exactement les pays couverts par une affirmation, les lecteurs peuvent vérifier si la conclusion est justifiée. Un langage régional vague dissimule parfois la faiblesse des données ; la précision révèle à la fois les forces et les limites d’une étude.
L’avenir de la description régionale de l’Afrique
Le vocabulaire régional de l’Afrique continuera d’évoluer. La Zone de libre-échange continentale africaine favorise une réflexion économique à l’échelle du continent, tandis que les communautés régionales établies demeurent importantes. Le changement climatique accroît l’intérêt porté aux zones écologiques telles que le Sahel, le bassin du Congo et le bassin du Nil. Les réseaux numériques, les corridors de transport et les migrations créent des connexions qui ne suivent pas toujours les frontières héritées.
Les institutions, chercheurs, enseignants et médias africains devraient diriger cette évolution. Les organisations internationales devraient également réexaminer les catégories créées pour des raisons de commodité administrative, mais désormais considérées comme des divisions naturelles.
L’objectif n’est pas de remplacer chaque ancienne appellation par un vocabulaire unique et approuvé. Il s’agit d’utiliser un langage utile, transparent et ancré dans la géographie, les institutions et les réalités vécues de l’Afrique.
Conclusion
L’Afrique ne devrait pas être réduite à des catégories fondées principalement sur les langues coloniales, une race présumée ou une division imaginaire de part et d’autre du Sahara. Les expressions « Afrique subsaharienne », « Afrique francophone », « Afrique anglophone » et « Afrique arabe » peuvent parfois décrire un contexte limité, mais elles ne devraient jamais remplacer une analyse sérieuse.
Les auteurs devraient nommer les pays concernés, utiliser des régions géographiques claires, identifier les institutions africaines pertinentes et respecter les identités des populations étudiées. Lorsqu’une catégorie générale est inévitable, sa définition et ses limites devraient être expliquées.
L’Afrique n’a pas besoin de raccourcis hérités pour être comprise. Elle a besoin d’un langage précis, à la hauteur de sa diversité, de ses connexions et de sa complexité.
Questions fréquemment posées
Pourquoi l’expression « Afrique subsaharienne » est-elle controversée ?
Cette expression est controversée parce qu’elle regroupe des dizaines de pays extrêmement divers dans une seule catégorie et peut renforcer une séparation racialisée entre l’Afrique du Nord et le reste du continent. Elle peut encore être utilisée dans des ensembles de données existants, mais les auteurs devraient la définir et nommer les pays inclus.
Que faut-il utiliser à la place de « Afrique subsaharienne » ?
Utilisez la description la plus précise pour le sujet traité. Il peut s’agir de l’Afrique de l’Ouest, de l’Afrique de l’Est, du Sahel, du bassin du Congo, de la région des Grands Lacs africains, d’une organisation régionale ou d’une liste directe des pays examinés.
« Afrique francophone » et « Afrique anglophone » sont-elles des expressions dépassées ?
Elles peuvent être utiles dans une discussion étroitement définie portant sur la langue, le droit, l’éducation ou l’histoire institutionnelle coloniale. Elles deviennent trompeuses lorsqu’elles sont utilisées comme des identités complètes pour des pays et des communautés multilingues.
L’Afrique du Nord fait-elle partie de l’Afrique ?
Oui. L’Afrique du Nord fait partie intégrante du continent africain. Ses sociétés entretiennent depuis longtemps des relations avec d’autres régions africaines, la Méditerranée et l’Asie occidentale. Leurs connexions au-delà de l’Afrique ne rendent pas la région moins africaine.
Combien de régions l’Union africaine reconnaît-elle ?
L’Union africaine répartit ses 55 États membres entre cinq régions : Afrique du Nord, Afrique de l’Ouest, Afrique centrale, Afrique de l’Est et Afrique australe.
Pourquoi l’Union africaine compte-t-elle 55 membres alors que l’on dit souvent que l’Afrique comprend 54 pays ?
Le total généralement cité de 54 correspond aux États souverains largement reconnus et représentés aux Nations Unies. L’Union africaine compte 55 membres parce qu’elle inclut également la République arabe sahraouie démocratique, dont le territoire revendiqué du Sahara occidental reste contesté.
Peut-on s’identifier à la fois comme Africain et Arabe ?
Oui. Les identités africaine et arabe ne s’excluent pas nécessairement. Un langage décolonial précis devrait remettre en question les divisions imposées sans nier l’auto-identification des populations africaines.
Références
Union africaine (2026a), Member States. Disponible à l’adresse : https://au.int/en/member_states/countryprofiles2 (consulté le 18 septembre 2026).
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CODESRIA (2022), « Whither “Sub-Saharan Africa”? Can We Use the Compass Points? », CODESRIA Bulletin. Disponible à l’adresse : https://journals.codesria.org/index.php/codesriabulletin/article/view/2800 (consulté le 18 septembre 2026).
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Ekwe-Ekwe, H. (2020), « What Exactly Is “Sub-Saharan Africa”? », Goethe-Institut. Disponible à l’adresse : https://www.goethe.de/prj/zei/en/art/21909728.html (consulté le 18 septembre 2026).
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Zeleza, P.T. (2006), « The Inventions of African Identities and Languages: The Discursive and Developmental Implications », Selected Proceedings of the 36th Annual Conference on African Linguistics, p. 14–26.

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